L’avenir de la nature en Afrique se joue dans ses villes

Le rapport State of Finance for Nature 2026

(👉 https://wedocs.unep.org/items/a4a8edaa-3896-4811-b527-1583dfce7201),

publié sous l’égide du Programme des Nations Unies pour l’environnement, dresse un constat sans détour :

👉 la transition vers une économie positive pour la nature est massivement sous-financée,

👉 tandis que les investissements qui la détruisent continuent de dominer.

Pour l’Afrique, ce diagnostic prend une dimension toute particulière.

1️⃣ La nature est en déficit structurel de financement

La transition vers une économie positive pour la nature reste dramatiquement sous-financée, alors même que les flux financiers nuisibles continuent de l’emporter.

👉 Ce n’est pas un manque d’outils.

👉 C’est un échec politique et d’allocation du capital.

2️⃣ L’Afrique, épicentre du paradoxe mondial

Le continent concentre une part essentielle du capital naturel mondial, tout en restant :

  • faiblement bénéficiaire des flux financiers pour sa préservation ;
  • fortement exposé aux chocs climatiques et écologiques.

3️⃣ Urbanisation africaine : l’angle mort du financement de la nature

En Afrique :

  • plus de 90 % de la croissance urbaine se fait par extension périphérique, souvent sur des terres agricoles, des zones humides ou des écosystèmes fragiles ;
  • l’urbanisation informelle concentre pauvreté, vulnérabilité climatique et dégradation environnementale ;
  • les investissements urbains privilégient encore les infrastructures « grises », au détriment des solutions fondées sur la nature.

👉 Le coût de l’inaction est double :

  • écologique : érosion des sols, inondations, stress hydrique ;
  • économique et social : perte de productivité, dépenses publiques croissantes, instabilité.

4️⃣ Repenser la finance de la nature par la ville et le territoire

Quatre leviers s’imposent clairement :

  1. intégrer la nature dans l’investissement urbain ;
  2. réorienter les dépenses publiques locales ;
  3. mobiliser la finance privée à l’échelle territoriale ;
  4. aligner urbanisation, climat et biodiversité.

5️⃣ Message stratégique pour l’Afrique

Le message du rapport est sans ambiguïté :

👉 la transition vers une économie positive pour la nature passera par les villes africaines, ou ne se fera pas.

Cela implique :

  • de considérer la ville non comme un simple lieu de consommation de ressources, mais comme un acteur de régénération territoriale ;
  • de sortir du modèle de la ville extractive pour aller vers une ville régénérative, créatrice de valeur économique, sociale et écologique ;
  • de replacer les collectivités locales, les habitants de l’informel et les territoires au cœur des flux financiers pour la nature.

En Afrique, financer la nature sans transformer l’urbanisation,

c’est traiter les symptômes sans s’attaquer à la cause.

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